Quel est le prix du plastique recyclé à la tonne en 2025

Dans un entrepôt du nord de la France, Marion ouvre une palette de ballots de plastique trié et sent immédiatement l’air électrique du marché. En 2025, le prix du plastique recyclé à la tonne n’est plus une donnée stable mais un paysage en mouvement : certains lots s’échangent à quelques centaines d’euros, d’autres à plus d’un millier selon la qualité et la destination. Entre réglementations qui imposent des quotas de matières recyclées, la hausse des coûts énergétiques et l’appétit des grandes marques pour des matières recyclées garanties pour le contact alimentaire, les recycleurs oscillent entre arbitrages techniques et choix commerciaux. Les collectivités, elles, voient parfois le tri rapporter 200 € à 300 € par tonne collectée après tri, tandis que des grades rPET haut de gamme ont connu des pointes historiques. Marion sait que pour piloter son entreprise il lui faut suivre le marché du plastique, comprendre la tarification selon les grades et anticiper l’impact de l’économie circulaire sur ses marges. Ce récit suit ses décisions et éclaire les mécanismes qui ont façonné les prix observés en 2025.

  • En bref : la valeur du plastique recyclé dépend fortement du grade et de la destination;
  • Les collectivités obtiennent souvent 200–300 €/t en recettes nettes après tri;
  • Les prix industriels du rPET varient de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros la tonne selon qualité et période;
  • Réglementation, coûts énergétiques et qualité de collecte restent les leviers principaux de la tarification;
  • Des solutions opérationnelles existent pour réduire le coût réel par tonne et améliorer la valeur des flux.

Prix du plastique recyclé à la tonne en 2025 : un panorama chiffré et nuancé

Marion commence par dresser un tableau simple : le prix plastique recyclé ne se réduit pas à une seule valeur. Pour les matières recyclées issues du PET, les marchés proposent des gammes étendues en 2025. Les rPET destinés au contact alimentaire et triés finement peuvent atteindre des fourchettes élevées, tandis que les mélanges ou plastiques souillés se négocient nettement moins cher.

Concrètement, les recettes collectives pour une tonne triée oscillent souvent entre 200 € et 300 €, somme qui aide au financement des centres de tri mais n’équivaut pas au prix de revente en sortie d’usine de recyclage. Au niveau industriel, selon la pureté et l’aval visé, les prix peuvent varier de quelques centaines d’euros à plus de 1 500 €/t, et lors de périodes de tension historique certaines références ont culminé bien au-delà.

Ces écarts expliquent pourquoi la lecture du marché exige de croiser qualité, destination et contexte macroéconomique. C’est ce calibrage précis qui guide la stratégie d’achat et de vente chez Marion.

Les facteurs qui déterminent la tarification du rPET et des autres recyclats

Pour comprendre la tarification, Marion dissèque les causes : la demande des marques, la disponibilité de matière triée, les coûts énergétiques et la réglementation. Chacune de ces forces façonne le coût à la tonne.

  • Qualité et pureté : un rPET décontaminé pour contact alimentaire vaut sensiblement plus qu’un PET mixte.
  • Réglementation et obligations : les quotas d’utilisation de recyclé et la taxe plastique augmentent la demande pour les grades conformes.
  • Coûts de production : électricité, main-d’œuvre et logistique pèsent lourd sur les marges des recycleurs.
  • Concurrence commerciale : l’accès aux importations et aux volumes de PET vierge reste un paramètre clef du marché du plastique.

Ces éléments forment un triptyque décisionnel : améliorer la qualité, réduire le coût par tonne triée, ou négocier la valeur avec l’aval. Voilà le levier principal pour stabiliser le revenu.

Impact pratique pour collectivités, recycleurs et marques : récits de terrain

Dans la commune voisine, le service propreté opta pour des poubelles urbaines en plastique recyclé afin d’afficher l’engagement RSE et stimuler la demande locale pour le recyclat. L’achat de mobilier ainsi orienté crée une boucle de demande pour le matériau recyclé.

Les décisions locales influencent la chaîne : un parc de poubelles urbaines en plastique adaptées au tri réduit la contamination et améliore la valeur par tonne. À l’inverse, des flux mélangés entraînent des décotes et alourdissent le coût final.

Sur le plan opérationnel, Marion conseille d’investir dans des outils simples et pratiques pour limiter la contamination : sacs et collecteurs adaptés, formation des agents, et filières dédiées pour les déchets spécifiques.

  • Réduire la contamination avec des sacs adaptés et une signalétique claire;
  • Valoriser les flux sec en investissant dans des collecteurs robustes, comme une poubelle extérieure pas cher mais fonctionnelle;
  • Isoler les déchets sensibles (DEEE) vers des filières spécifiques, appuyées par des solutions comme la collecte d’électronique;
  • Identifier les débouchés industriels pour vendre au meilleur prix, ou signer des accords-cadre avec des transformateurs.

Les collectivités et entreprises qui jouent ces leviers améliorent immédiatement la valeur commerciale des tonnes collectées.

Comment estimer le coût réel par tonne : méthode opérationnelle

Marion élabore une méthode en quatre étapes pour calculer le prix plastique recyclé effectif :

  1. Cartographier les dépenses : collecte, tri, transport, frais de traitement.
  2. Mesurer la qualité moyenne des lots et estimer la décote liée à la contamination.
  3. Identifier les débouchés possibles et leurs fourchettes de prix sur le marché.
  4. Intégrer les aides et taxes (crédits circulaires, éventuelle taxe plastique) pour calculer la marge nette par tonne.

Des outils en ligne et des rapports sectoriels aident à actualiser les fourchettes de prix ; on trouve par exemple des synthèses et repères sur l’estimation des prix 2025. C’est cette discipline chiffrée qui permet de transformer une matière collectée en ressource rentable.

Suivre rigoureusement ces étapes permet d’obtenir une évaluation fiable du coût et de la valeur par tonne.

Perspectives et choix stratégiques pour 2026 et au-delà

En regardant l’horizon, Marion anticipe trois scénarios plausibles : stabilisation progressive des prix si l’offre de recyclé s’améliore, nouvelles tensions si la demande réglementaire augmente trop vite, ou arbitrages économiques poussant certains acteurs à réduire l’activité.

Pour se protéger, elle privilégie des contrats flexibles avec des acheteurs, investit dans la qualification des lots et explore des partenariats pour utiliser le recyclat localement, par exemple via des fournisseurs de mobilier comme ceux proposant une poubelle à pédale en inox pour les zones sensibles.

La transition vers une véritable économie circulaire impose d’allier amélioration de la qualité, optimisation des coûts et adaptation des tarifications au marché.

Insight final : maîtriser le prix à la tonne, c’est d’abord maîtriser la qualité du flux et les coûts de sa transformation.

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